Le ski est un sport, c’est même un sport à risques et même si on fait vraiment le maximum pour assurer la sécurité de chacun, un accident est malheureusement toujours possible.
De plus à OXYGENE, nous sommes très portés sur le ski dit "hors piste" car, à notre avis, c’est là qu’on trouve toute la quintessence de ce sport, donc si vous skiez avec nous et quel que soit votre niveau vous avez beaucoup de chances de vous retrouvez assez vite en dehors des pistes balisées.
Un secours en dehors des pistes même pour un accident sans gravité peut vite coûter très cher et les assurances et assistances font souvent une différence entre un secours sur piste et un secours en dehors des pistes, il convient donc d’être très vigilant.
Pour éclairer votre lanterne, Bénédicte à épluché les différents contrats et s’est renseigné auprès des assurances pour voir qui fait quoi et dans quelle limite budgétaire (c’est là que se fait la différence).
L’assurance de la licence carte neige FFS
Elle est déclinée sous différents niveaux de garantie :
responsabilité civile seule
primo
loisirs
performance
Pour plus d’informations sur ce que proposent ces garanties, vous pouvez consulter la plaquette fournie avec la licence ou le site de la FFS.
L’assurance FFS couvre TOUTE activité de ski -ski de piste, ski hors piste, ski de randonnée, free ride, snowboard ….- (et autres activités sportives y compris la randonnée pédestre, raquettes … )
Les frais de recherche et secours sont pris en charge dans la même limite, quelle que soit la garantie choisie à partir de PRIMO à savoir :
frais réels en France
plafond de 15245 € à l’étranger
La MAIF
Les assurances avec leur contrat multirisques proposent parfois une option « frais de recherche et de secours ». c’est le cas de la MAIF. Comme il y a pas mal d’enseignants parmi nous, je suis allée voir ce qu’elle propose.
Elle assure bien les frais de recherche, mais jusqu’à concurrence de 7700€ par victime (contrat RAQVAM ou PRAXIS)
par l’intermédiaire d’inter mutuelle assistance pour le ski sur domaine skiable et hors compétition
directement en dehors de ce cas : ski de randonnée, ski hors piste
mais dans la limite de 7700€ par victime, ce qui est un peu limite s’il y a recherche et évacuation en hélicoptère.
La FFME (fédération française de la montagne et de l’escalade)
Elle propose une assurance hors club qui garantit les frais de recherche et secours jusqu’à plafond de 15244€ par victime donc pas intéressant dans notre cas, d’autant qu’elle n’inclut pas le ski de piste (il faut prendre une option ski de piste en plus)
Le CAF (club alpin français)
propose lui aussi des garanties à différents niveaux :
responsabilité civile seule : qui ne couvre pas les frais de recherche (comme la licence de la FFS)
assurance des personnes et assistance
extension monde
extension individuelle accident
Les frais de recherche et secours sont garantis en France, en Europe et au Maroc jusqu’à concurrence de 30000€
le Vieux Campeur
Une assurance est incluse dans l’achat de la carte Vieux Campeur qui donne droit à des réductions à l’enseigne du même nom.
Pour la somme de 65€ (prix de la carte), elle couvre les frais de recherche et secours jusqu’à un plafond de 11400 €. Pour pouvoir en bénéficier il faut être à moins de 2500 km d’une frontière française ou bien à moins de 4 000 m. d’altitude sinon il faut prendre l’option "altitude distance" qui coûte 38€ de plus. En plus, le capital décès et invalidité est vraiment au ras des pâquerettes, ça ne semble pas être une option à privilégier pour nos activités.
En conclusion : La licence FFS avec garantie PRIMO au minimum est à prendre dès lors qu’on fait du ski avec Oxygène (dans la mesure où nos moniteurs ont la spatule qui les démangent dès qu’ils voient un peu de poudre au bord des pistes et qu’on les suit volontiers …). Pour celles et ceux qui font du ski de randonnée et de la montagne l’été par exemple, la carte du CAF est également intéressante car elle donne droit également à des réductions dans la plupart des refuges.
Remarque : Lors d’un secours sur piste, les sauveteurs n’ont pas le droit de se faire payer directement. Si le règlement est réclamé lors de l’intervention, il faut refuser de payer (si on a la présence d’esprit de le faire en étant accidenté ...)

