Pourquoi on n’est pas resté dans les Vosges ?

En ce vendredi 9 janvier 2026, 23h02, nous étions quatre valeureux à se rejoindre à l’Hospice du Simplon (SUISSE). Une petite équipe, ma fois, hétéroclite :

  • Thierry : prophète du BERA de Météo-Montagne dont l’œil est aiguisé pour calculer les degrés de pentes et les oreilles affutées pour entendre les whoumpfs de la vallée voisine.
  • Sébastien : formateur Alpi’cime de la FFME, cet homme sait skier avec une chaussure cassée, il dépeaute encore plus vite qu’un collant pipette et a toujours du chocolat dans sa poche.
  • Julien : jeune padawan du ski-alpinisme de la FFME. Très ordonné, avec lui c’est carré, il est là pour guider le groupe dans la tempête avec le sourire jusqu’aux oreilles.
  • Julie : touriste de l’étape, inscrite au stage sur un malentendu, elle pensait qu’il y avait un spa dans l’Hospice suisse….

L’objectif du weekend : évoluer en montagne sur des itinéraires de ski-alpi en sécurité et entrainer Julien à guider des groupes.

Le premier jour se révèle un excellent terrain de jeu… Pourquoi ? Pas de visibilité, rafales de vent à 80km/h, peu de neige. Après s’être prit l’équivalent d’un ouragan (non je n’abuse pas) dans la montée d’un col, l’ascension du Tochuhorn est abandonnée. Retour à l’Hospice pour réaliser des exercices de pelletage et sondage, en prime, le soir, Thierry aborde la prépa course avec analyse par la carte systémique des vigilances de Paulo Grobel, super intéressant !

Cependant, on voit les copains et les copines sur les réseaux et aux infos : il y a de la neige et du beau temps partout sauf au Simplon… Qui l’eut cru, mais on s’est vraiment posé la question : pourquoi on n’est pas resté dans les Vosges ?

Le second jour rattrapera toutes nos pleurnicheries avec l’ascension du Spitzhorli. Est-on allé au sommet ? Non, toujours pas. Par contre, le temps s’est dégagé petit à petit, on a pu enfin découvrir la vallée dans laquelle on évoluait depuis deux jours. Après avoir rebroussé chemin au col qui menait au sommet par une arrête, on a été surpris de découvrir plusieurs pentes qui semblaient pas mal à skier. Le vent tourne, la chance aussi !

Qu’est-ce qu’on retiendra de ces deux jours ? On apprend d’autant plus quand les conditions ne sont pas réunies (bon… c’est quand même bien quand y a un peu neige à skier et qu’on voit où on va…)

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