Du flair… et des traces !

Salut,
Je me présente : je m’appelle Life. J’ai connu le club Oxygène par une copine : Mélanie, qui m’a inscrite à mon premier stage. C’est comme ça que je me suis retrouvée à passer une semaine à Sölden. Dès le premier soir, je me suis sentie à l’aise dans le groupe. Au repas, je passais de table en table et je n’entendais parler que de « pistes », de « traces ». Et ça, moi ça me parle parce que j’ai un sacré flair alors à l’idée de partir à la chasse, j’étais vraiment très enthousiaste. Ah oui, j’ai oublié de vous dire : je suis une chienne labrador…

Le premier matin, j’ai donc cru qu’on allait tous partir à la poursuite des marmottes et des chamois à travers la montagne. J’ai vite déchanté parce qu’à part les taupes du champ d’à côté, j’ai pas pisté grand-chose. Tous les matins, mes nouveaux amis partaient bien en vadrouille vers des sommets aux noms imprononçables mais sans moi… Par contre, tout comme moi, ils ne peuvent pas sortir sans collier alors ils enfilaient un harnais qui s’attache au niveau de la taille. Au début, j’ai cru que ça leur servait à tirer une luge mais pas du tout : ils y attachent une corde pour pouvoir se jeter dans le vide.

marie

Qu’importe ! J’ai bien vite compris que ça devait être super d’aller avec eux : ils rentraient avec un grand sourire, ils racontaient qu’ils avaient vu des chamois… Certains n’hésitaient pas à en rajouter et à prendre leur pied sous mon nez !

chris
Sachant que le groupe des enfants accompagné par Jérôme partait sur les « pistes », j’ai tenté ma chance auprès d’eux. J’ai jappé, j’ai couiné un peu pour qu’ils m’emmènent. Peine perdue… J’ai juste eu le droit de servir de prétexte à certains pour aller traîner devant la devanture très aguicheuse d’un club de Table Dance au bas de la rue. Heureusement pour eux, je suis restée discrète.
Pour me narguer un peu plus, le soir, ils passaient des photos de leurs exploist, m’obligeant à les regarder assise sur les genoux de l’un d’entre eux.

life

C’est là que j’ai cru comprendre que leur truc c’était de faire des dessins sur la neige, mais toujours les mêmes : une seule trace à la montée…

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Et des traces parallèles à la descente. Ils appellent ça des « peignes ».

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S’ils ne s’appliquent pas, ils seront privés d’héliski. Du coup, certains essayent de tricher et de s’approprier la trace des autres quand la leur est ratée. Le spécialiste de ça, c’est un certain Fred (lui, je l’ai tout de suite repéré : il n’aime pas les animaux !). Il a même essayé de s’approprier la trace de Mélanie. Pour la venger, je lui ai léché la figure alors qu’il dormait dans la salle à manger. Faut pas toucher à ma maîtresse !
Un soir, je me suis inquiétée : pas de bonnes odeurs émanant de la cuisine, pas d’apéro avec des miettes de chips qui tombent par terre, pas de soirée photos… Il se passait quelque chose. J’ai saisi des bribes de conversations et j’en ai déduis que la moitié du groupe était parti écouter un concert dans un refuge en altitude. Une passion pour la musique tyrolienne que certains cultivent depuis l’enfance. Là encore, je resterai discrète.
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Quand ils sont revenus le lendemain, ils avaient l’air bien fatigués (le concert s’est semble t-il poursuivi dans leur dortoir) mais toujours aussi content de leurs fameuses « traces » dans la poudreuse. Vraiment quelle suffisance !
Alors, moi aussi, j’ai décidé de « faire ma trace ». Je suis montée tout en haut du chalet, j’ai uriné en haut de l’escalier, et le tour était joué : j’avais fait une belle trace. Et bien, ils l’ont effacé au sèche-cheveux. C’est à n’y rien comprendre, non ?

Les courses effectuées (Camp To Camp) :

5 Commentaires

  1. La fin rappelle un certain « caution wet floor » d’un passage en Irlande, non ? ( http://www.association-oxygene.eu/dingle-bay-dingle-bay-pouf-pouf). En l’occurrence, il était bien question d’étage humide et de caution…

    • En parlant de caution, ça me rappelle que j’entendais souvent parler d’un duo de choc toujours dans le peloton de tête qui aurait eu accès à la caution magique chez un certain chullankix…

      Mais bon, c’est des bruits de couloir. Vous savez ce que c’est, mes oreilles y traînaient souvent.

  2. Merci à Sophie pour cette biographie dont je suis la vedette.
    Je reste d’ailleurs à votre disposition pour une séance de « déditraces ». Plein de léchouilles à vous tous et plus spécialement à Fred.
    Life

  3. Quelle plume cette Life et quel regard sur le monde des humains !

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