Raid à skis dans le Valais

Tout a commencé, comme c’est souvent le cas, par une longue montée. Il nous fallait rejoindre le refuge des Vignettes où Claude pensait pouvoir acheter la sienne, il fut très déçu…

Jean Paul à l’assaut du Pigne

Jean Paul à l’assaut du Pigne

Le lendemain, à bonne heure, alors que tout le monde fuyait vers la lointaine Zermatt sous un ciel plus qu’incertain (c’est poétique hein ?), nous partions à l’opposé vers le Pigne d’Arolla (pas loin de 3800 m.). Notre impression d’aller à contre courant s’est confirmé lorsqu’en descendant le célèbre mur de la Serpentine, nous nous retrouvâmes nez à nez avec une cohorte de randonneurs armés de couteaux (sous les skis bien sûr !) prêts à en découdre avec ce ressaut du glacier. Une série de dérapages festonnés (je vous montrerai pour ceux qui ne savent pas ce que c’est…) nous éloigna bien vite de ce monde de brutes.

Bruno en laisse

Bruno en laisse

Face à nous le long glacier de la Serpentine et en bas, tout en bas, le douillet refuge de Chanrion qui nous attend avec ses bières bien fraîches, sa soupe chaude et ses röstis…
Seulement voilà, un bug s’étant glissé dans la communication de gardien à gardien, à Chanrion point de gardien, point de bières, point de röstis :-(…. mais des marmottes, beaucoup de marmottes à tel point que dans l’esprit de certains germèrent des idées de recettes originales, mais passons….

A l’intérieur, bien en évidence, sur la table, le livre de refuge avec cette phrase terrible : “9 mai 2003, fermeture de la cabane”, nous étions le 9 mai 2003….

Le Mt Blanc de Cheilon

Le Mt Blanc de Cheilon

Après une nuit on ne peut plus calme, un grand beau temps assez inattendu nous décide de rejoindre la cabane des Dix par une succession de 3 cols, mais la perspective d’être obligé de passer encore un après midi à jouer au tarot nous décide à faire un crochet par le Mont Blanc de Cheilon (pas loin de 3700 m.) et comme dirait Jean Paul à qui on n’a pas pu faire croire que c’était une “courte” pour aller au refuge, ” 🙁 .

Après cette belle journée (1400 m. de dénivelé tout de même pour nos petits mollets) sans voir personne, les röstis (enfin !!) de la cabane des Dix sont fort appréciés.

Le sommet de la Luette

Le sommet de la Luette

Le lendemain c’est la Luette qui est au programme, (sommet qu’on verrait plutôt au fond d’une gorge mais non….), “La Luette, je te plumerai...” nous a sorti Jean Paul :-(, mais ça commence mal car à l’heure programmée du réveil, le brouillard a volé les montagnes environnantes, donc grasse matinée obligatoire jusque 6h30.

Comme prévu, les brumes matinales se dissipent et une fois de plus nous partons à l’opposé des caravanes bruyantes et agitées (en fait ils ne faisaient pas plus de bruit que nous mais ça fait bien de dire ça…). Dopés par les röstis de la veille, l’ascension de la Luette est menée tambour battant mais le soleil de Mai n’épargne pas la neige et à la descente il faut négocier les virages sans brutalité…

Les échelles du Pas de Chèvre

Les échelles du Pas de Chèvre

Le retour se fait par les célèbres échelles du Pas de Chèvres (pas vu de chèvres mais c’est normal..”pas de chèvres”), ensuite la descente sur Arolla se fait dans une neige évoluant entre “pourri mou” et “pourri sans fond” jusqu’au moment où les skis touchent les rhododendrons et là il faut bien se rendre à l’évidence : la saison est bien finie, mais quelle saison !!!

Pour avoir des infos un peu plus sérieuses, on peut cliquer ici :

Pigne d’Arolla
Mont Blanc de Cheilon
La Luette

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A propos Thierry

Formateur ski de randonnée, accompagnateur montagne, animateur de formations "GPS et applis smartphone pour l'orientation en milieu naturel", un des co-fondateurs d'Oxygène.

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