Un peu d’oxygène pour Oxygène

ou le stage ski rando au Tyrol en ….avril 2019 !

Cette année 2020 pas de stage ski rando mais enfin un peu de répit pour rédiger le compte rendu du stage de… de… de l’an dernier.

Il y a 1 an presque-exactement-enfin-pas-tout-à-fait (comme dirait la presse) jour pour jour nous étions en Autriche a Juifenau .

Les deux bretons de la bande s’étaient engagés à rédiger le compte rendu… ils ont commencé à le faire puis « TEMPUS FUGIT » (le temps fuit) disent les latinistes et le compte rendu a pris du retard !

Le confinement et la date anniversaire arrivant, les deux bretons ont décidé d’offrir a toute l’équipe – et notamment à ceux de la “zone rouge” – de belles images et de jolis souvenirs de cette semaine en Autriche histoire de donner « UN PEU D’OXYGENE POUR OXYGENE »

Départ le samedi 13 avril 2019, avec comme à l’accoutumée un covoiturage rondement mené, les deux bretons s’étant rassemblés au petit matin en gare de Rennes avaient prévu une jonction avec le reste de la bande en gare de Bâle (pas la peine de cherche une contrepèterie, y’en n’a pas). Arrivés au point de pick up (un banc public), mince, le banc est déjà occupé. On se jauge… mot de passe ? « OXYGENE ! » répond l’agent non identifié enfin identifié : c’est Bruce ! Il faut dire que sa paire de ski en pleine ville et sous un temps radieux donnait quelques indices !

Peu après arrivait un camion aux couleurs d’une équipe de ski de compétition (si , si!)… promotion pour les deux bretons ? Pas certain mais ça « met la pression » !

Quelques heures plus tard , arrivée au gîte et chute des premiers flocons pendant que toute la bande se répartit en plusieurs chambrées et appartements, pousse les meubles, roule les tapis, déménage pour s’assurer des repas collectifs et conviviaux… faut respecter la tradition Oxygene ! Le premier soir, ce fut lasagnes aux épinards préparés par Christophe si nos souvenirs sont bons ! … ou peut-être par sa femme qui pourtant n’était pas du voyage… bon, on ne sait plus trop. A témoigner un an plus tard, vous nous accorderez le bénéfice du doute.

Dimanche 14 avril 2019

Neige fraîche le matin obligeant Sylvain L a conduire les deux bretons au premier village, s’équiper en hâte… nos 2 bretons ont une mince expérience en conduite sur neige, où alors y’a longtemps et avec le véhicule de quelqu’un d’autre, je vous dis pas !! Petit dérapage en sortie de gîte : la semaine de glisse commence.

Départ de la première rando de la semaine de la route de Kühtai avec une montée dans une visibilité médiocre pour rejoindre Kreuzjoch. Une brume de mer à cet endroit ??? Un peu de vent au sommet et une visibilité nulle. On dit ça pour ceux qui n’y étaient pas, ça fait envie, hein ?

Tonton Daniel (qui partageait sa chambrée avec nos deux bretons) ne se ménage pas pour aider les uns et les autres (petit détail qui aura son importance). Descente dans une neige fraîche.

En soirée, le rassemblement se fait dans l’appartement du haut où les uns et les autres partagent une bière avant un bon repas préparé par petits groupes selon une liste préétablie. Ce n’est que Dimanche mais on sent déjà Christophe préoccupé par l’état du stock. Faudrait pas que la bière vienne à manquer !

Lundi 15 avril 2019 :

La course du jour conduit une majeure partie la bande au wetterkreuzkogel . Quelques uns bifurquent un peu avant vers le col entre le wettrekreuzkogel et Wörgegratspitze. La journée est bien ensoleillée autorisant à manger un sandwich au sommet tout en profitant d’une jolie vue dégagée, mer de nuages en dessous. Va falloir attendre la renverse pour voir la vallée !

L’après-midi, de retour au logement, Daniel constate qu’il ne retrouve plus son appareil photo tout en ayant l’intime conviction de l’avoir perdu la veille au Kreuzjoch. Ni une ni deux, Thierry et lui décident d’y retourner voir et font une course express. Dès le premier coup de pelle Daniel retrouve son « KODAK » dans sa housse en parfait état de marche… Oh, l’boulot !
Tout ceci méritait bien à nouveau un bonne bière (Zipfer) le soir avec le reste de la bande. Le stock diminue dangereusement.

Fort heureusement, l’épicerie du coin est là pour assurer le ré-approvisionner. Ouf !

Y’a un problème ?

Marie-Noëlle ce soir-là a dû nous préparer sa légendaire charlotte au chocolat il me semble… certains de la bande semblant accro au chocolat (Sophie, Thierry ?) et nous avons retrouvé une photo de Sophie qui témoigne de son désir de ne pas en perdre une miette !

flagrant délit ou mise au point d’un futur type de masque contre le virus ?

Un groupe de parole est mis en place pour gérer l’addiction déjà bien en place : Sophie, Thierry , Jeff et Mélanie forme le noyau de base… bien vite rejoints par d’autres accros qui s’ignoraient jusque-là.

Mardi 16 avril 2019 : Praxmarergriesskogel depuis praxmar (+1200 m)

Non sommet car le risque est jugé trop élevé : comme en mer, le danger est parfois tout près du but (le marin craint plus les cailloux que la mer).

Au retour quelques jolis chalets et la ferme au parking du départ.

Détour par l’épicerie pour vous-savez-quoi. Sa propriétaire nous accueille toujours avec un large sourire. Satisfaction de voir la rotation de son stock ou c’est juste que nous sommes bien sympathiques à Oxygène ? La question reste ouverte.

Le retour au gîte est toujours l’occasion d’une petite collation car la météo nous permet rarement de traînasser en course. C’est là qu’émergent d’on ne sait où munster, charcutaille et restes de gâteaux de la veille (quand il en reste). Le tout agrémenté d’une petit cervoise bien fraîche, directement extraite du « balcon bien tempéré » pour paraphraser Jean Sébastien. C’est ce que Christophe appelle le « petit repas » (par opposition au « vrai repas » du soir).

“petit repas”

Nos gourous de la météo et de la cartographie font des heures sup pour préparer le programme du lendemain et des jours à venir.

Mercredi 17 avril 2019 : Roterkogel . De Praxmar à Juifenau en boucle avec toute la bande dont Agathe.

Comme toute bonne journée de rando, le passage par le local à skis s’impose. Et là, le doux fumet du confinement de nos chaussures commence à se faire sentir. Chacun s’empresse d’enfermer ces délicates odeurs en enfilant ses chaussures et en les serrant au max. Il ne reste 2 jours pour peaufiner ces effluves avant la désinfection probable par nos hôtes.

Dans la montée, Bruce nous confirme que les traces aperçues dans la neige sont des traces de lynx.

la trace

Petit trajet sur la crête avant d’arriver au sommet ou culmine une croix. Les deux bretons ne résistent pas au plaisir de sortir un gwenhadu retrouvé au fond d’un sac par le plus grand des hasards, le temps de faire une photo souvenir.

ça change du Roc’h Ruz

L’après-midi, Thierry profite d’un moment de repos pour une séance « formation théorique » sur la recherche de victimes d’avalanche, formation suivie d’une mise en application dans deux champs enneigés du secteur sur le thème « Thierry et Daniel ont perdu des sacs à dos lestés d’un DVA, saurez-vous les retrouver ? ». Un exercice bien intéressant pour deux bretons et qui vient compléter les enseignements antérieurs (fartage de ski…), enseignements toujours très utiles à rapporter au pays et à transposer en milieu marin.

Les yeux du Kiki ? : dosage de thyroïde ! Une douleur particulière ? : un petit dosage de TSH ! Et même un ordi qui plante : dosage de thyroïde ! Ah, avec les tests adéquats, bien des mystères auraient été éclaircis !

Jeudi 18/04 :

la montée du jour conduit la bande au refuge Westfalenhaus à la mi-journée ;

Après un pique-nique au soleil en terrasse agrémenté d’une petite boisson locale – c’est fou ce que ça déshydrate ces grimpettes -, Thierry, Daniel, Christophe, Sylvain L et Seb rechaussent les ski pour rejoindre le Winnebachjoch depuis le refuge Westfalenhaus. Pendant ce temps-là les moins courageux les plus contemplatifs restent au soleil face à la magnifique vue sur la montée du lendemain en attendant le repas du soir.

Au refuge de Westfalenhaus

Repas qui sera pris au coin du poêle nordique avant une nuitée en dortoir collectif sous les combles ;

Au petit matin, petit déj copieux, boisson chaude maison à emporter et même papier alu fourni pas la gardienne du refuge afin d’emporter les victuailles pour la course du jour ! La Classe autrichienne !

Vendredi 19/04/2019

Départ 7h30 du refuge pour la montée au LängentalerWeisser Kogel. Jolie montée sous un soleil radieux et quelques conversions un peu plus serrées a l’arrivée. Daniel n’a pas manqué de fournir un petit coup de main ça et là et les deux bretons se sont retrouvés au pied de la grande croix métallique sur ce sommet perçu comme un peu aérien par votre serviteur qui se sentait mieux assis que debout !! Le gwenhadu serait à nouveau du plus bel effet mais le pavillon est dans le gîte (pour un architecte c’est complexe à visualiser).

La suite c’est que du fun avec une belle descente de toute la partie montée le matin même et la veille pour un retour au chalet ! Une belle descente… voilà finalement ce qui réunit montagnards et marins !

Dernier soir oblige, c’est l’heure d’effacer les traces de notre réaménagement, de rendre les caisses de bière consignées à l’épicerie (moins d’une dizaine, hein !), et le repas fut pris au restaurant. Le 19/04, c’est aussi l’anniversaire de Jacques et Jeff, l’occasion de partager un gâteau d’anniversaire préparé par Mélanie. Un gâteau tout a fait de circonstance et bien original pour les deux bretons… ça, pour sûr.. jamais vu un kouign-amann pareil en Bretagne !

Samedi 20

L’équipe Oxygène se sépare après une semaine bien joyeuse et animée. étonnamment, après tout ce qui a été englouti pendant la semaine, tout remettre dans le coffre n’est pas chose aisée (cf. photo). Il faut dire que KIKI prend de la place… Ben oui on n’a pas encore parlé de kiki qui a passé une semaine bien mouvementée entre les aller et venues des uns et des autres ….si qq un a une photo de kiki il faut la donner à Christian car je n’en ai pas trouvé… désolé kiki !

et le Kiki dans tout ça ?

A l’arrêt sur une aire d’autoroute suisse, Christophe slalome entre les Mercedes, les BMW et les Audi et finit par trouver une place de parking pour prendre l’air. On ouvre les portes arrière du fourgon et là, catastrophe, le sac de bières se retrouve à terre. La théorie du ruissellement mise à l’épreuve ? Ouais… un beau gâchis, Madoué !

Les deux bretons sont déposés par Christophe à Bâle (dommage on commençait a s’habituer à voyager dans un fourgon ski de compétition !)

Et nous sommes sûr que vous ne nous en voudrez pas de finir en musique : en dehors de Bohemian Rhapsody qui tournait en boucle dans le camion rouge, vous saurez aussi savourer https://www.youtube.com/watch?v=sWOUi0PVTXw et https://www.youtube.com/watch?v=n_gtGfAail4 

Vous aimez ? Ach, ça vous bouffe un peu la tête maintenant ? Fallait pas cliquer sur le lien !

Allez , Kenavo !

Plus de photos : https://photos.app.goo.gl/V5csxpNNbUC1Vf8j9

2 Commentaires

  1. Bravo pour ce compte-rendu qui ne sous-estime pas nos capacités à boire des litres de bière. Je suis particulièrement admiratif de ta mémoire des noms de lieux (onomastique comme disent les pédants !) aux consonances pourtant peu gaéliques. Ne nous dis pas que tu as triché, on serait déçu !
    Un grand merci pour cette verve narrative qui fixe à jamais les souvenirs d’une agréable semaine.
    Jacques

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.