Le Mont Rose à skis

Après avoir fait cet hiver l’ascension du Vanil Blanc et de l’Ouille Noire il était temps de mettre un peu de couleurs dans l’horizon d’OXYGENE. C’est pourquoi un petit groupe de 6 skieurs s’est rendu à Zermatt afin de tenter l’ascension du 3ème sommet des Alpes : le Mont Rose qui culmine à 4600 m. d’altitude au dessus de la mer, ce qui d’ailleurs est totalement mensonger car il n’y a jamais eu de mer en Suisse.

Jean Paul prend soin de son visage, il ne sait pas encore...

Jean Paul prend soin de son visage, il ne sait pas encore…

Mais avant de monter à une altitude aussi élevée où l’oxygène est si rare -pas tant que ça car nous étions 6 tout de même- il faut s’aclimater, ce que nous fîmes avec application durant un après midi complet au bar du refuge fraichement ravitaillé en bière.

Le lendemain fut consacré à la longue ascension de la Signalkuppe ou Punta Gnifetti (un des sommets du Mt Rose) qui ne culmine qu’à 4554 m. et au sommet duquel se trouve le plus haut refuge d’Europe la cabane Margherita construite en 1893 et dédiée à la Reine Marguerite qui n’était pas une feignasse puisqu’elle y monta personnellement pour l’inaugurer….

Près du sommet

Près du sommet

Le jour suivant fut marqué par un drame puisque un hélicoptere rouge vint chercher la seule serveuse vraiment mignone du refuge que tous les mâles de l’expédition avaient discrètement repérée, on ne devait pas la revoir… A part cet événement majeur pas grand chose à signaler si ce n’est encore 6 heures de peaux de phoque et une heure de cramponage pour atteindre la seconde cime du Mt Rose que constitue la Nordend à 4609 m.

Mais le jour de quitter cet endroit magique était arrivé et comme l’intention était d’en sortir “par le haut” il fut décidé de tenter l’ascension de la Cima di Jazzi une petite bosse qui dépasse à peine les 3800 m. mais permet une belle descente sur Zermatt. En fait, rien n’avait vraiment été “décidé”, c’est pourquoi certains membres de l’équipe se sont retrouvés sur un autre sommet des environs avant de finalement rejoindre la Cima. C’est vrai qu’on reconnait facilement les groupes Oxygène parmi les cordées suisses ou autrichiennes car ce sont les seuls où chacun fait un peu sa vie dans son coin mais la montagne est un des derniers espaces de liberté, c’est bien connu…

Le Mont Rose

Le Mont Rose

Une fois le groupe ressoudé, le moment de la descente sur Zermatt était venu et l’itinéraire choisi était celui qui passe en dessous du Rote Nase (Nez Rouge pour ceux qui ont séché les cours d’allemand..). Comme Jean Paul est toujours prêt à faire un bon gag ou bien à moins que ce ne soit pour faire revenir l’hélicoptère rouge et sa cargaison de serveuses, son dernier virage le vit s’envoler pour retomber violemment la tête contre une pierre en vrai granit de la montagne. Comme quoi le Rote Nase n’est pas toujours là où on l’attend…

Passage dans les séracs

Passage dans les séracs

Mais grâce aux trousses de secours préparées avec grand soin par Ben, le “doc” d’Oxygène, c’est avec un nouveau visage que “Paulo le balafré” fit son entrée dans Zermatt où les touristes à peine sortis du train le questionnaient déjà pour savoir où se trouvait cette nouvelle clinique de chirurgie esthétique.

Rote Nase, parce que je le vaux bien..

Rote Nase, parce que je le vaux bien..

La presse en a parlé : Le Mont Rose à ski (ER du 4 juin 2006)

Afin d’avoir des infos plus sérieuses sur ces splendides courses, on peut cliquer sur les liens qui suivent :

Signalkuppe
Nordend
Cima di Jazzi

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A propos Thierry

Formateur ski de randonnée, accompagnateur montagne, animateur de formations "GPS et applis smartphone pour l'orientation en milieu naturel", un des co-fondateurs d'Oxygène.

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