Zik et Glisse 2017

Chez Oxygène, voici venu le temps [1] d’innover, d’explorer de nouvelles formules. Avril 2017 : zik et glisse, tel était le programme. A vrai dire un programme pas facile à tenir, les voitures croulant sous le matériel de ski, pas évident de glisser une contrebasse ou un ampli mais bon Victor le rusé, tel Obélix partant en voyage (sans Idéfix ?), réussit in extremis à passer un ukukélé dissimulé dans une boîte en carton banalisée dans le double fond du camion rouge. Pas de partition papier, hey on n’est plus à l’âge de pierre, hein ? Oxygène réserve maintenant des chalets avec wifi à tous les étages. Et pas dans n’importe quelle station, svp ! Ah, Val d’Isère et ses œufs wifi ! Ça doit être ça, l’Internet des objets : des œufs connectés !!! Autant dire que si on voulait de la musique, on ne serait pas en panne.

Un ukulélé ? Ah oui, je connais un truc, attends, tu sais le mec un peu gros qui joue, tu vois, quoi, un hawaïen… Ah oui, Ismaël, non Israel qqch, un nom à coucher dehors. Et chacun part sur sa tablette, son smartphone ou son PC portable à la recherche du nom en question, qu’on aura tôt fait d’oublier parce que là non, c’est vraiment pas possible. Tout Oxygène est connecté et uni vers un seul but : retrouver le nom de famille de ce joueur d’Ukulélé. Tout Oxygène ? Non ! Un PC résiste encore et toujours à l’envahissante musique : le PC du Fred qui « turbine » mais pas pour la musique. Et la vie n’est pas facile pour ce malheureux cerné qu’il est de plonk, plonk, de rythmiques en rodage et de mélodies approximatives  tous métamorphosés en Judy Garland fredonnant « Somewhere Over the rainbow ».

Fin des recherches : ouf, le petit nom du joueur d’ukulélé c’est Iz. C’est bien ça, pas trop long, facile à retenir.

Pour ceux qui n’apprécient que modérément les tentatives musicales au chalet, restent 2 options : le bâillon (pratiqué par les Gaulois mais interdit par le règlement d’Oxygène) et la fuite vers les pentes enneigées (ça c’est encore autorisé et même recommandé).  Le soulagement semble à portée de main car on skie quand même un peu dans cette nouvelle formule de stage. Mais nos animateurs-mélomanes ont plus d’un tour dans leur sac : par le plus grand des hasards­(?), la Folie Douce croise notre chemin avec son déluge de décibels en pleine montagne et son « table dance » envoûtant… Allez Daniel, viens, on va pas passer la journée ici ! Elle est canon mais elle danse pas terrible. Bon. Ben nous, on y va. Oui mais ces bracelets en cuivre, vous avez vu ? Je pourrais nous en faire des pareils ! Ouais, OK, OK, elle a de jolis bracelets…

Un peu plus tard, nous goûtons aux joies du ski de rando version 2050 : tapis roulants et tunnel plexiglas protecteur + musique ! Another One Bites the Dust, Foule Sentimentale : Oxygène est déchaîné, tous en rythme, ça bouge sur le dance floor du tunnel. Et dans une chorégraphie bien rodée tous se projettent vers l’avant ! Paraît que l’arrêt brutal du tapis y serait pour quelque chose. Rien que des mauvaises langues.

Pour les jeunes, la pause à la salle hors-sac grand luxe de Val d’Isère est maintenant quotidienne : grandes baies vitrées plein sud, canapés, soda et baby-foot. Oh, l’bouloooot ! A propos de baby-foot, ils m’ont l’air bien entraînés. Un Don ? Le fruit d’une longue pratique ? Toujours est-il que le résultat est là. Exigeons l’option baby-foot au bac, ils vont marquer des points.

Les soirées chalet sont maintenant ponctuées d’accents reggae, l’esprit de Bobby Marley et de son Redemption Song est parmi nous. Et sans rien fumer, hein ? Oui, certains se portent tout à coup volontaires pour donner un coup de main en cuisine en fermant la porte (à cause de l’odeur des oignons, qu’ils disent). Il faut ici rétablir 2 vérités :

  • nos ukuléléistes en herbe n’étaient pas missionnés par la direction du club à déclencher ces bouffées de volontariat en cuisine.
  • beaucoup de ceux qui rejoignaient la cuisine, faisaient un choix de raison plus que d’adhésion (Rappelons d’ailleurs qu’en cuisine quand ça adhère, c’est que ça va par tarder à sentir le roussi)

Et ces quelques notes rappellent à certains le duel banjo-guitare du film Délivrance et c’est reparti ! On se lance dans le décryptage du solo à l’ukulélé. Non mais c’est pas vrai ça, ça va jamais s’arrêter soupirent certains. Des cordes ? On a ! Un arbre ? Ça doit pouvoir se trouver ! Bref, la fin du stage approchant,  certains évitent de peu un ligotage en bonne et due forme (en bonnet difforme, on dit à la montagne).

A part ça, de très belles pentes de neige fraîche hors des pistes dont l’état n’est pas tip-top. Mais pour ça, les images parlent d’elles-mêmes.

 

Et pour Oxygène et tous ceux qui ont contribué à l’organisation de ce magic stage, Champagne Showeeeeer!!! ♥♥♥

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Note :
[1]… des rires et des chants…

Un Commentaire

  1. C’est bien résumé ! C’est comme ça que ça s’est passé 🙂

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