Ski de rando sur l’île de Senja

Prévu au printemps 2020, même pas espéré en 2021, puis finalement mis au programme de 2022 : ski de randonnée dans l’île de Senja au nord de la Norvège. Senja est la deuxième île de Norvège, elle se situe largement au dessus du Cercle Polaire, au sud ouest de Tromsø, les montagnes ne dépassent pas l’altitude de 1000 m. mais se jettent dans la mer pour se faire pardonner. Nous sommes 14 à tenter l’expérience mais aucun d’entre nous n’y est déjà allé, ou du moins personne ne s’en souvient. En mai 2018, nous avions skié un peu plus au Nord-Est dans les Alpes de Lyngen.

Petit compte rendu à chaud

14 Avril – Stay grounded !

C’est parti ! Tout du moins, pour ceux, seulement deux, qui font le voyage en train. Chez nous, c’est le printemps, les arbres fruitiers sont en fleurs, les filles en crop tops, à moins que ce ne soit l’inverse, on tond déjà les pelouses et pourtant il faut faire rentrer dans le sac à dos moufles et doudoune et se motiver pour 2 jours et demi de train. Sur le papier ça semble relativement simple : un billet Interrail qui permet de voyager 10 jours pendant 2 mois (ça devrait suffire…), quelques réservations de sièges et de couchettes, 6 changements dont certains sans trop de marges 🙁

On l’a déjà fait deux fois par le passé, on devrait y arriver…

Gare de Nancy (Wikipedia)

Nancy, Strasbourg, Offenburg…tout se passe nickel. Jean Claude m’a rejoint à Strasbourg et dans la petite gare d’Offenburg c’est détendu qu’on attend l’arrivée du train de nuit qui va de Bâle à Hamburg, on n’avait aucune idée de ce qui nous attendait…

Mais où est donc passé le wagon 307 ?

Dans les pays qui savent vivre comme l’Allemagne et la Suisse, le Vendredi Saint est férié donc le jeudi soir que font les allemands, les suisses et les alsaciens ? Ils partent en week-end et le train de nuit est fatalement bondé. Notre wagon le 307 (je ne suis pas prêt de l’oublier) est censé être au milieu du train mais un contrôleur nous indique qu’il est en queue, on se dirige donc vers les derniers wagons mais pas de 307, donc on monte n’importe où et on repose la question à un autre contrôleur qui nous indique que le 307 se trouve en tête de train. S’en suit donc une remontée épique de tout le train bondé -faut-il le rappeler- avec gros sac à dos, housse à skis, un effort qui nous prend une bonne 1/2 heure et pas mal de calories et de regards courroucés des passagers qu’on enjambe ou qu’on jette en bas du train. En croisant un nième contrôleur, celui-ci nous indique que le 307 est de l’autre côté. On l’aurait donc passé ? Demi-tour. L’ensemble des passagers pensant qu’on tourne un film comique avec des acteurs français de seconde zone, sont goguenards et à deux doigts d’applaudir notre prestation tragi-comique.

Après avoir passé à tabac le contrôleur, celui-ci avant de s’évanouir regarde notre réservation et nous indique que notre réservation est pour des sièges et non des couchettes. Pouvez-vous m’indiquer l’aéroport le plus proche ? Le train (de Pâques) c’est archi nul finalement…

15 Avril – Keep calm !

La nuit fut rude et mouvementée car au lieu d’une nuit paisible dans une couchette, il a fallu se contenter d’une vague somnolence sur un siège sans doute designé par un pygmée.

Au petit matin, Hamburg enfin ! Un peu d’air frais, un bon petit déj et on se dirige plein d’espoir vers le train pour Copenhague, cette fois c’est la voiture 81 qu’on cherche et qu’on trouve facilement, siège 62, nickel. Jean Claude fait voiture à part, déjà…

Le train est également bondé mais je suis bien installé…jusqu’au moment ou un passager m’explique en hochdeutsch que je suis à la place qu’il a réservé car les voitures ont été renumérotées. A la Deutsche Bahn, le week-end de Pâques il est de tradition de faire des blagues. Et je présume que la « nouvelle » voiture 81 est à l’autre bout du train ? Exact !

Cette fois j’utilise la technique himalayenne pour progresser d’un wagon à l’autre, portage d’un sac à la fois, camps intermédiaire, temps de repos aux camps, c’est long mais efficace d’autant que la plupart des passagers fuit la nouvelle voiture 81 pour l’ancienne, une sorte d’exode massif assez incompréhensible, beaucoup ne trouveront pas le salut.

Ma montre high tech m’indiquant que j’ai assez consommé de calories pour la semaine, j’abandonne mes deux bagages dans un recoin du train non sans avoir au préalable relevé la position GPS (quoi ? c’est une connerie ?) et me vautre dans mon siège 62 bien décidé à massacrer à coup de piolet le moindre individu qui osera le revendiquer.

En début d’après midi on arrive au Danemark et le changement est radical : les wagons sont numérotés correctement, les contrôleurs annoncent les correspondances (la SNCF danoise n’a aucun humour !), plus personne ne porte de masque, il y a de la place dans les trains, les gens ne parlent pas mais font des bruits rigolos avec leur bouche. On fête ça à la gare de Copenhague en s’enfilant un pølsebrød accompagné d’un dric.

On grimpe ensuite dans un train direction la Suède, lacs, forêts de bouleaux et maisons peintes en rouge, si ça se trouve c’est le Père Noël qui conduit le train. Côté wagon (le 6 pour nous), c’est grand confort, espace pour ranger les skis, wifi à bord, de l’espace pour les jambes. On comprend mieux pourquoi en Suède prendre l’avion est devenu ringard.

Stockholm by night

Fin de soirée très cool à Stockholm dans un petit resto branché du centre pour ensuite prendre possession de nos couchettes (yes !), les conditions s’améliorent…

16 Avril – La jonction

Nuit de chine, nuit câline, nuit laponne ? Nuit friponne ? En fait pas vraiment : couchette grand confort, 6 places partagée avec d’autres gaillards venus des 4 coins du globe (ben oui, la Terre est plate, il y a donc 4 coins). Train quasi vide qui roule au milieu de nulle part avec de chaque côté la taïga et de plus en plus de neige au fur et à mesure qu’on se dirige vers le nord. Depuis le train, on aperçoit des gens en train de pêcher à travers la glace. Les arrêts sont rares et dans des endroits improbables.

Boden, la gare et notre train

L’arrivée à Narvik est prévue en fin d’après midi et comme le bus a eu la bonne idée de changer d’horaire et de partir 3 heures avant l’arrivée de notre train (ils viennent d’embaucher un farceur de la Deutsche Bahn sans doute), nos camarades avioneux vont être obligés de faire un détour pour venir nous chercher.

La gare de Kiruna

Après une traversée de la Laponie sous le soleil, c’est la descente sur Narvik et la mer dans la grisaille et la douceur. La jonction avec le groupe « Chine » (si vous n’avez pas lu la Croisière Jaune ce n’est pas de ma faute) est faite en fin de journée (merci pour le détour les amis), encore quelques heures de route pour arriver à Steinfjord, un endroit incroyable mais il fait déjà trop sombre pour faire une photo, demain si vous êtes sage.

Camp de base

Bad news : Il manque 3 paires de skis. A la Lufthansa ils ont du embaucher un farceur de la Deutsche Bahn 🙁

17 Avril Dimanche de Pâques – Chasse aux œufs skis

Manu nous a dégoté un superbe camp de base dans un endroit incroyable, le Camp Steinfjord, spot mondial de la pêche au cabillaud ! Aucun rapport avec le ski de rando, mais bon, un super spot quand même.

Nos voisins d’en face

Au départ, il y avait 2 groupes, ceux qui voyagent en train, ceux qui voyagent en avion, depuis hier soir il y a un nouveau sous-groupe : ceux qui n’ont pas leurs skis, skis qui au lieu de prendre l’avion de Tromsø ont pris l’avion d’Ibiza, pas de bol.

Pour les autres, ceux qui ont leurs skis, on prévoit de faire l’ascension du Husfjellet de l’autre côté du fjord. Ce matin, il pleut des cordes 🙁 Un bon temps pour aller à la pêche, mais on est là pour skier donc on attend l’accalmie prévue pour 9h29.

Ski avec vue

Contre toute attente, on ne se fait pas rincer et la neige est plutôt sympa à skier et la vue, alors la vue !!

Dans l’après midi, le miracle de Pâques a lieu, les skis manquants sont localisés entre Vesoul et Dubai, et leur livraison est annoncée pour demain midi, ouf !

Le Husfjellet et sa belle arête par beau temps (pris en photo 2 jours plus tard).

18 Avril – 2 sorties sinon rien

Toujours point de skis en provenance de l’aéroport, demain peut être… Si vous avez des actions Lufthansa il faut les vendre urgemment car on aurait retrouvé des cabillauds entiers obstruant les réacteurs de l’avion qui assure la liaison entre Toul et Tromsø, on suspecte un petit groupe de terroristes du toulois mécontents de la prestation bagage…

Rando digestive

Pour les autres, c’était bombance aujourd’hui malgré une météo plus qu’incertaine : une petite rando le matin , une grosse l’après midi. Et la météo alors ? Et bien comment dire…ciel d’encre et crachin breton.

La rando vespérale (qui s’est quand même terminée à 20h !) a donné lieu à un débat sémantique sur la différence entre une arête et une croupe. Est ce qu’une croupe annoncée comme telle sur laquelle on doit franchir quelques rochers au bord du vide prend forcément le nom d’arête ? Les avis semblent partagés…

Croupe ou crête ?
Le but du jour : le Snaufjellet à droite (pris en photo quelques jours plus tard)

Le retour du beau temps est prévu pour demain…en même temps que les skis.

19 Avril – Ski, sexe and sun

3 paires de skis livrées par le Chronopost norvégien ce matin ! C’est qui qui a le sourire ?

Un colis ça fait toujours plaisir

En plus, c’est grand beau donc direction le fjord d’à côté pour skier le Store Hesten (le Grand Cheval). Une belle montagne avec vue sur l’île, du coup on découvre les sommets qu’on a skié les jours derniers.

Ski au dessus de la mer

En fin d’aprem, petit couloir pour ceux qui n’en ont jamais assez.

Ensuite comme c’est l’anniversaire de Jeff, on voulait lui offrir une aurore boréale mais pour ça il faudrait qu’il fasse nuit et ce n’est déjà plus le cas à cette saison.

A la recherche des aurores boréales…

20 Avril – Le jour où tout à basculé..

Ce matin, il fait encore grand beau, ça devient lassant. Départ matinal pour profiter du (faible) regel du à la nuit claire. Au menu aujourd’hui le Skolpan un beau sommet classique de Senja.

Suite à une âpre négociation syndicale, il a été décidé qu’il y aurait une pause du temps de midi pour déjeuner. Kaviar et Wasa au menu comme presque à tous les repas, mais attention note pour la cour des comptes : le Kaviar n’est pas ce qu’on pourrait penser, ce sont juste des tubes d’une pâte (très addictive) sans doute à base de poisson mais comme on ne lit pas le norvégien…

Pause de midi : sortez le Kaviar !

Pour la sortie de l’après midi, on opte pour le sommet d’en face, la seule difficulté est de prononcer son nom : le Tverrfjellet.

En route pour le Tverrfjellet

Au feeling, on arrive à se faire une belle boucle bien skiante

Moquette norvégienne (à ne pas confondre avec l’omelette)

C’est au retour à notre petite maison au bord du fjord que tout est parti en vrille….

Notre « chez nous »

Jérôme a voulu rejouer un épisode d’Alerte à Malibu, ce qui a déclenché chez Christophe et Martin une envie irrésistible de plonger dans la mer de Norvège (8° paraît-il), je ne réponds plus de rien…

21 Avril – Fête à la grenouille

On se doutait que le beau temps n’allait pas durer mais là franchement c’est abuser : pluie dès le petit dej! Mais comme nos voisins d’en face, des pêcheurs vikings (des beaux gars d’après les filles de notre groupe) arrivés hier soir, préparent leurs bateaux pour aller pécher le cabillaud, on prépare donc nos peaux de phoques pour aller pêcher du virage.

Au départ de la rando on y croit encore mais plus on monte, plus le ciel se charge, la neige est rincée par la pluie de la nuit, il tombe une neige bien humide. Quand bien même le sommet ne semble plus très loin, la pente raide et gorgée d’eau au dessus de nous n’invite pas à continuer. Et si on allait visiter la pêcherie d’Husoy plutôt ?

Oh le bouleau !

Dépeautage et descente dans une neige collante mais finalement pas si désagréable .

Après midi culture : visite de la minuscule île de Husoy qui abrite une pêcherie industrielle qu’on s’empresse de visiter espérant repartir avec des échantillons de saumon mais que nenni, il faudra en acheter au Joker (nos magasins préférés) jouxtant l’usine.

Husoy

Pour éviter de se pendre après une journée pareille, Stef et Manu nous entrainent dans un petit bar bien sympathique repéré quelques jours plus tôt où certains découvrent qu’il y avait des bières locales et qu’on ne nous avait rien dit.

Météo prévue pour demain : pareil 🙁

22 Avril – Ski à l’aveugle

Il a plu toute la nuit et il pleut encore. Au petit matin beaucoup se cherchent une excuse pour ne pas sortir, qui un Covid, qui une leishmaniose ou bien encore une crise d’ampoules aiguë. Toutes les excuses sont rejetées sauf pour Fred qui a passé la nuit à se frotter les talons avec une épluche pomme de terres et qui effectivement ne peux plus rentrer dans ses chaussures.

Pour la sortir de la journée, la dernière, on a réfléchi : on va s’éloigner un peu de la côte donc ce sera moins humide, on va prendre un peu de hauteur en espérant que la pluie se change en neige et on va éviter les fortes pentes car ça doit craindre méchamment. Donc direction le Tredjefjellet, sommet qui coche toutes les cases.

Au bout d’une petite heure on arrive au pied du sommet convoité, il pleut tout autant…

Plus on monte, moins on voit clair et l’arrivée au sommet se fait aux instruments. La descente se fait à l’aveugle, vu de l’extérieur le groupe doit ressembler à une bande de pochetrons qui ne tient plus debout, dommage car la neige est plutôt sympa.

C’en est fini de cette semaine à Senja, il ne reste plus qu’à finir saumon et tubes de Kaviar et préparer le retour. Retour qui s’annonce compliqué pour certains, car la Lufthansa avec le sens de la blague qu’on lui connaît a décidé d’annuler certains vols…

23 Avril – Quand les trolls se moquent..

Ce matin, jour du départ, grand beau. Les trolls de Senja doivent bien rigoler, ils n’ont d’ailleurs pas fini de rigoler…
Nos camarades avioneux nous déposent à l’arrêt de bus adéquat où après quelques heures d’attente on saute dans le bus (grand luxe) pour Narvik et on arrive à l’heure prévue : ça marche quand même mieux que l’avion ! Mais c’est là que ça se gâte…

Narvik

Le train de nuit pour Stockohlm qui devait partir à 15h10 aura un retard de…3 heures et…nous avons des sièges et non des couchettes. Finalement, on va peut être rester et aller skier la neige tombée cette nuit.

Finalement on est raisonnables et on attend sagement le départ du train. On en profite pour se mettre le contrôleur dans la poche, il promet de nous aider demain matin pour nos correspondances et il va même essayer de nous trouver des couchettes…mais comme il a un énorme strabisme, on n’est pas vraiment sûr que c’est à nous qu’il s’adresse.

Soudain le train s’arrête, une voix off nous annonce qu’une avalanche coupe les voies. Youpee ! Ca on n’avait pas encore eu dans notre collection. 1h30 plus tard on repart sans qu’on ait eu besoin de sortir nos pelles à neige. La même voix off nous annonce que nous sommes tous invités au wagon bar du train, c’est la tournée du contrôleur (véridique !), ça se passe comme ça chez VY la compagnie de train norvégienne.

Notre pote contrôleur nous fait comprendre que ça va être chaud pour avoir une couchette et que notre correspondance à Stockholm on peut l’oublier. Avec Jean Claude on songe à construire une cabane en rondins dans la montagne à la frontière avec la Suède, élever des rennes, fonder une famille..et puis le train redémarre.

La nuit se passera en chien de fusil sur nos sièges avec des allers-retours fréquents au bar : c’est gratuit !

24 Avril – Le long de la Baltique

Au réveil la voie off nous annonce que le retard à Stockholm sera d’environ 3h30, un peu comme un TGV en somme. Autant dire qu’on peut faire des cocottes en papier avec nos réservations… On espère revoir nos familles avant l’été.

Les SJ et Vy sélectionnés pour des trains de nuit suédois - Rail Passion
Rare photo d’un train de nuit suédois pris de jour

Arrivé à Stockholm on apprend que notre correspondance ne nous a pas attendu (pourtant 3h c’est rien..) et que plus aucun train n’a de place avant 23 h, on est samedi, il fait beau, le suédois a la bougeotte.

Il y aurait bien un train de nuit qui part pour Hambourg en milieu d’après midi mais il est fully booked. Comme on est joueur, on tente quand même….

Malgré que le train soit bondé, on trouve deux fauteuils comme squattent avec aplomb et décontraction…jusqu’au moment où en début de nuit le contrôleur vient nous contrôler, ce qui est normal en somme. Il nous fait comprendre qu’on doit re-payer une résa, on évoque les couchettes car il y en a des dizaines de libres mais sa réponse est assez évasive, on ne le reverra plus de la nuit.

25 Avril de la même année – Inter(Rail)Stellar ou le paradoxe temporel

Au petit matin, le contrôleur est de retour pour annoncer à la cantonade une mauvaise nouvelle : suite à des problèmes de signaux (?) le train n’a pas pu bombarder comme il aurait voulu, on aura donc un retard d’une bonne heure à Hambourg ce qui flingue forcément notre correspondance. Je sors la corde et cherche un crochet pour me pendre…

Dans la gare de Hambourg, Jean Claude mobilise tous les calculateurs de la galaxie pour établir un nouveau plan : on va traverser le « trou de verre » qui se situe entre Manheim et Frankfort qui devrait nous permettre un retour vers 2100 sans pour autant avoir vieilli. Finalement on ne retiendra que la moitié du plan : passer entre Manheim et Francfort où bien sûr on se reprend un retard conséquent (tsunami sur le Main ?) mais ça ne nous affecte plus.

Interstellar : Faire passer un vaisseau spatial dans un trou de ver ?  Difficile... - Sciences et Avenir
Gérard dans le train de Franckfort

Dans le rapide ICE entre Hambourg et Franckfort on voit monter un groupe d’hôtesses et stewards de la Lufthansa, on comprend mieux. Au final le retour à la base se fera en fin d’après midi avec un retard cumulé d’une dizaine d’heures et surtout zéro couchettes. On a désormais le statut de béta testeurs des trains du Nord de l’Europe puisque jusqu’à ce jour aucun passager n’avait encore cumulé tous les aléas possibles (avalanche, problèmes de signaux, ovnis, etc..) sur ce parcours. La prochaine fois on tente le voyage en bateau !

Infos pratiques et bons plans

Logement (merci Manu !)

Manu nous avait dégoté un super gîte : le camp Steinfjord. Une base pour pêcheurs au bord du fjord du même nom. Superbement situé, bien agencé et tenu de main de maître par Daniel, un gars fort sympathique et arrangeant.

Véhicules (merci Gégé !)

Même s’il y a quelques bus qui circulent sur Senja, il faut prévoir des véhicules pour relier les départs de randos qui ne sont jamais bien loin. On est passé par Rent a Star qui nous a dégoté un petit bus très spacieux et un 7 places, combo parfait pour notre groupe de 14 personnes. Les deux caisses étaient bien amorties mais elles ont tenu le coup.

Ravitaillement

On trouve dans l’île des « Jokers », petites supérettes qui vendent de tout, même des hameçons pour le cabillaud. Ce n’est pas donné surtout la bière qui est hors de prix. Le joker de Husoy commercialise en plus le poisson (excellent !) de la poissonnerie d’à côté. Ne pas passer à côté du Kaviar, sur du Wasa c’est une tuerie !

Image

Train et avions

Pour le train, une seule solution simple et relativement bon marché : le pass interrail qui contrairement à une légende urbaine n’est pas réservé aux jeunes.

Pour l’avion, il y a un aéroport à Tromsø et un autre (moins desservi) à Bardufoss à proximité de l’entrée de l’île.

Topos et outils

En plus des classiques sites communautaires comme Skitour ou Camp to Camp, ou des applications comme Fatmap, le site SNÖSÄKER propose un bel échantillons de topos très détaillés.

Les applis de cartographie embarquée comme Iphigénie permettent d’avoir le fond de carte topo norvégien. Pour la carte des pentes beaucoup d’applis la proposent.

Dangers et gestion des risques

Peu de points de repères sur le terrain, une météo extrêmement changeante, des corniches énormes et omniprésentes, des sommets parfois très alpins font qu’il vaut mieux savoir bien s’orienter pour randonner à Senja en toute sécurité.

Mais le danger principal reste le risque d’avalanche. La proximité de la mer, le caractère septentrional de l’île, l’aspect très découpé de la partie ouest de l’île font qu’on y perd un peu son latin.

Le site varsom.no donne chaque jour un BERA détaillé en anglais.

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6 réponses

  1. Thierry les wagons c’est pour le transport de marchandises. Pour les voyageurs ce sont des voitures. Understand? Profitez en bien et régalez nous avec vos photos et reportage

  2. Un voyage sans péripéties, ce serait d’un plat…
    Un peu de piment ravit les lecteurs sédentaires 🙂
    Et ça a l’air bien parti !

  3. Moi je dis qu’avec mon niveau d’entrainement actuel , rien que la remontée du train m’aurait mis dans l’état de mon premier jour chez oxygène il y a 10 ans le jour de pâques a chamonix ! tu te souviens Christian ?
    on reste a l’écoute
    agent S 56 !

  4. OU LA LA COMME C’EST BEAU ….VIVEMENT LE REFROIDISSEMENT CLIMATIQUE ….NOUS AUSSI LES BRETONS ON AURA LA NEIGE ET LES GLACIERS AU BORD DE MER ET ON FERA DU SKI A BELLE ILE !
    CA FAIT RUDEMENT ENVIE
    ET C’ETS BIEN PUS BEAU QUE LE BANANIER DANS LA PATIO DERRIERE MA FENETRE DE BUREAU !
    BON SKI A TOUS , BON ANNIVERSAIRE A JEFF .. ON VEUT VOIR LE GATEAU DE MELANIE ..( GATEAU SUR LE THEME MONTAGNE ET SKI ?) .

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