Bonneval, le retour …

Une fois de plus un stage d’Avril “Trois en Un” : des skieurs alpinistes qui se lèvent très tôt, des skieurs de pistes qui se couchent très tard et des enfants qui s’éclatent sur les skis pour la dernière fois de l’hiver. Grâce à Titou, tout ce petit monde était logé à la même enseigne : le Chalet des Eterlous, un camp de base des plus recommandables : appartements spacieux au pied des pistes, nourriture excellente et surtout un accueil d’une rare chaleur, en bref une adresse (http://www.les-eterlous.com/) à retenir !

Midi dans le couloir de la Fontaine

Midi dans le couloir de la Fontaine

Pour les randonneurs-skieurs-alpinistes-freeriders le premier jour est consacré comme d’habitude à la découverte ou re-découverte des hors pistes du coin : les pentes intéressantes accessibles depuis le télé des 3 000, le couloir de la Fontaine, fabuleux comme son nom l’indique et une belle pente rebaptisée pour l’occasion “la Jean Camille”.

Le lendemain, sur les conseils de notre hôte et malgré les gloussements sarcastiques d’un couple de Tetras Lyre, ascension matinale de l’Ouille du Midi (la mal nommée puisque nous y étions à 11 h.), 1200 mètres de ski sur une neige quasi parfaite, transformée à souhait avec même en prime la possibilité de manger avec les enfants sur la terrasse du chalet, c’est comme ça quand on se lève tôt…

L’Ouille du Midi moins le quart environ

L’Ouille du Midi moins le quart environ

Dans l’élan on remet ça le jour suivant, départ 5h30..mais il pleut. “Pas grave, plus haut il neigera sûrement”. On monte donc vers l’Iseran, au début ski sur le sac..mais il pleut. “Pas grave, plus haut il neigera peut être”, on met les peaux et on se dirige vers le couloir d’accès à la Pointe la Met, il neige
– “Ah vous voyez je vous l’avais dit !”
– “Oui, mais toutes les avalanches qui viennent vers nous, c’est normal ?”
– “Euh, non, on redescend…”

En bas, il pleut peut être ?

En bas, il pleut peut être ?

Les vrais vosgiens nous sortent le grand jeu, affirmant que la neige est excellente. On ira quand même pas en redemander. Par contre, plutôt sympa l’arrivée quasiment skis au pied jusqu’au village par la route de l’Iseran : le vrai nîmois nous y apprend comment traverser de névés en névés en glissant sur les crottes de chamois, un grand moment de ski…

Du coup l’après midi on peut skier avec les gamins et leur apprendre à sauter les corniches..ils adorent !

Le lendemain c’est freeride le matin avec la mise au point par Fred (ingénieur “Smecta”) d’un système pour arrêter les skieurs. Le principe est basé sur celui qui permet d’arrêter les avions sur un porte-avions, une corde tendue à hauteur de la tête et le skieur arrive à fond de gomme, ça marche, Fred s’est arrêté net.. un peu tuméfié mais parfaitement immobile.

Voyant que le ski de piste devenait dangereux on a laissé femmes -enfin pas toutes- et enfants pour rejoindre le refuge des Evettes, à l’extérieur un refuge type “collège Pailleron” mais à l’intérieur un accueil vraiment très sympa.

L’Ecot en été (peint par Anne)

L’Ecot en été (peint par Anne)

Pendant ce temps là, les filles restées dans la vallée initient Bruno aux régles élémentaires du papotage : il n’est pas vraiment doué, l’an prochain, il faut absolument l’emmener aussi en refuge !

Quelques ronflements plus tard, départ pour la Pointe Francesetti dont les dernières pentes demandent tout de même un peu d’attention. S’en suit une descente assez grandiose jusqu’au hameau de l’Ecot, puis une bonne séance de ski-route jusqu’à Bonneval.

Cap sur le Mont Seti

Cap sur le Mont Seti

Au final, comme les Ouilles vont toujours par paire (et les skis aussi, n’est ce pas Jéjé !), ascension de l’Ouille Noire avec approfondissement d’un passage précis pour Sophie afin d’atteindre voire dépasser les 1600 m. de dénivelé, il paraît que ça s’appelle la technique du yoyo… L’essentiel n’étant pas d’arriver au sommet mais de participer.

Ca sent la fin de l’hiver...

Ca sent la fin de l’hiver…

Au final, encore une superbe descente ! Panorama magnifique et neige excellente même pour les non-vosgiens.

Nous quittons Bonneval avec de bons souvenirs et Thierry emportera même un “morceau de Vanoise” en plus !

Pour des infos un peu plus sérieuses sur les courses réalisées :

Ouille du Midi
Pointe de La Met
Pointe Francesetti
Ouille Noire

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Thierry

Formateur ski de randonnée, accompagnateur montagne, animateur de formations "GPS et applis smartphone pour l'orientation en milieu naturel", un des co-fondateurs d'Oxygène.
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